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« La maltraitance familiale. Dévoiler, intervenir, transformer. » Par Gérard Salem

novembre 14, 2011

La raison pour laquelle j’avais acheté ce livré n’était pas le titre, mais la phrase d’introduction: « L‘ennui dans le monde c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doute » (Bertrand Russell)

Je détourne déjà le regard lorsque j’entends un professionnel se référer à la théorie systémique, non pas parce que cette théorie me semble moins bien qu’une autre théorie (psychanalyse, comportementale etc…), mais plutôt parce qu’il manque un peu de diversification thérapeutique dans le secteur social au Luxembourg. Si rien ne va plus, on se réfère à la nécessité d’une prise en charge thérapeutique systémique, et hop on est repartie pour 3 ans à attendre un changement.

Malgré cette appréhension à l’égard de la thérapie systémique, le livre « La maltraitance familiale. Dévoiler, intervenir, transformer », par Gérard Salem, me parraît intéressant pour tous ceux et celles qui travaillent dans le secteur le la protection de l’enfance.

Une petite introduction permet à ce que le lecteur se familiarise avec les concepts de la maltraitance, les facteurs de risque et les statistiques.

Il souligne l’effet thérapeutique de chaque intervention, même celle de l’évaluation.

Gerard Salem reste réaliste dans ses propos en affirmant: « Il n’est plus concevable de ne miser que sur la thérapie face aux mauvais traitements« . (p.100)

Comme il y a des chapitres qui me semblent  longs et trop « thérapeutiques », je n’ai pas réussi à lire ce livre entièrement.

Toutefois si je peux me permettre de vous suggérer un chapitre, je vous propose de vous rendre à la page 167: « La patate chaude. Comme on le devine il s’agit de situations particulièrement lourdes et problématiques, qui peuvent lasser, décourager, sinon épuiser les intervenants, quand elles ne leur font pas tout simplement peur. Par exemple toutes les interventions thérapeutiques ou socio-éducatives déjà tentées se heurtent à de résistances farouches ou passives, avec des échecs répétés. La situation s’enlise, le danger de récidive n’est pas écarté, les thérapeutes concernés se sentent dépassés et ne savent plus à quel saint se vouer….Refiler la patate chaude à un autre intervenant…….comme si le fait de signaler mettait un terme au rôle qu’il assumait jusqu’ici….Il est courant dans n’importe quelle thérapie difficile, de devoir contrarier, décevoir ou même affronter le patient, sans que cela signifie une trahison ou une erreur commise ….et sans que cela aboutisse forcément à un échec. » 

Editions Armand Colin, 2011.

http://www.armand-colin.com

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