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Les familles monoparentales

novembre 8, 2013

En 2012 le Conseil de l’Europe a pulié une étude sur les familles monoparentales et l’impact de ce statut sur la santé des membres de la famille. Dans le cadre de l’évaluation en protection de l’enfance ce rapport peut être d’un intérêt non négligeable afin de mettre en place les bonnes mesures de soutien. 

« Les aspects psycho-sociaux des familles monoparentales

Introduction 

L’augmentation du nombre des familles monoparentales depuis 20 ans a été telle qu’aujourd’hui, au milieu des années 1990, près d’un enfant sur trois en Europe passe une partie de son enfance – avant l’âge de seize ans – avec un seul de ses parents.

Selon une enquête de l’OCDE, dans la plupart des pays, l’énorme majorité (80% et même davantage) des parents isolés sont des femmes. Les indicateurs démographiques semblent indiquer que cette tendance va se poursuivre, essentiellement en raison de l’effet combiné de l’augmentation du nombre des divorces et des séparations et de la baisse du nombre des remariages. De même, la proportion des naissances hors mariage, souvent de mères qui n’ont jamais été mariées, augmente, mais varie quelque peu suivant les pays européens.

La santé des membres des familles monoparentales peut être fragilisée par divers facteurs dominants dans ce type de structure familiale:

· la situation financière des familles monoparentales est très souvent précaire;

· l’accumulation des rôles sociaux par des parents uniques crée une tension physique et psychologique qui peut aussi se répercuter sur les enfants; 
· la vie sociale et affective des membres des familles monoparentales est déséquilibrée par la douleur de la séparation, du divorce ou du veuvage.

En outre, le réseau communautaire de soutien des parents uniques se restreint souvent après la rupture du couple. le stress engendré par tous ces facteurs peut provoquer divers symptômes psychosomatiques (fatigue, insomnie, dépression, troubles du comportement), qui entraînent de fréquentes visites chez le médecin ou les services sociaux et l’utilisation régulière de médicaments. Des études ont montré que le fait d’être une mère seule avec un enfant à charge est souvent associé à une plus grande morbidité et à une utilisation plus fréquente des services médicaux par rapport aux mères qui vivent en couple.

En outre, la mauvaise santé d’un parent exerce une influence sur la santé de l’enfant. De même, la mauvaise santé d’un enfant va avoir un effet sur la santé du parent.

Les familles monoparentales représentent un défi pour la politique sociale et plus précisément pour les politiques sanitaires. La mise au point des politiques sanitaires destinées à aider la famille monoparentale à remplir correctement sa mission exige souplesse et intelligence.

La politique familiale en Europe (prestations, congés, dégrèvements fiscaux, etc.) à l’égard des familles monoparentales semble en faire un groupe spécial ayant et faisant naître des problèmes particuliers en raison de la situation des familles qui le composent. Les résultats scientifiques et les expériences d’action sociale montrent que les problèmes de santé des familles monoparentales sont de plus en plus liés aux droits de la femme, à la pauvreté et au chômage de longue durée.

La santé des familles monoparentales dépendra par conséquent moins, à l’avenir, de la politique familiale, et plus d’une part d’une politique plus générale de promotion de l’emploi et de lutte contre la pauvreté, et d’autre part de l’accès aux services sanitaires et sociaux nécessaires pour répondre aux besoins spécifiques de ces familles…… »

 

Conclusions générales

Les familles monoparentales sont confrontées à de nombreux problèmes qui, soit isolément soit de manière combinée, peuvent également se poser aux autres membres de la société eux aussi économiquement vulnérables. Mais ce qui est préoccupant, et c’est en cela qu’elles se distinguent des autres, c’est l’augmentation de leur nombre, la concentration croissante, chez ces familles, des foyers à revenus insuffisants, le fait qu’elles cumulent les handicaps et la présence des enfants. Ces familles n’ont pas beaucoup de moyens de sortir de leurs difficultés économiques, ce qui montre bien la nécessité d’une intervention des pouvoirs publics. S’agissant de la politique générale à suivre, il en résulte qu’outre un certain nombre de solutions à court terme, il pourrait s’avérer à la fois rentable et efficace, à long terme, de renforcer les mesures permettant de rendre ces familles moins vulnérables économiquement, et notamment les mesures générales destinées à aider les personnes défavorisées sur le marché de l’emploi, en particulier les femmes. Le fait d’être défavorisé sur le marché de l’emploi et d’être potentiellement dépendant de l’Etat a un coût, mais ce coût n’est pas le seul; la perte de ressources productives que cela représente a également un coût, qui est supporté par l’ensemble de la collectivité et que nous léguons à nos enfants.

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